Italie 2026
Entrée : 6 € par film 
Cinque secondi
  Mercredi 11/11 : 20h30 et mardi 17/11 : 20h30
Film de Paolo Virzì – Italie - 1h 45 - avec Valerio Mastandrea, Galatea Bellugi, Valeria Bruni Tedeschi 
Adriano, un homme solitaire, vit dans les anciennes écuries de la Villa Guelfi, une demeure abandonnée. Lorsqu’une communauté de jeunes s’installe sur la propriété pour restaurer les terres et les vignes, il tente d’abord de les chasser. Parmi eux, Matilde, profondément liée à la villa où elle a grandi auprès de son grand-père, ravive la mémoire des lieux. Ils vont devoir apprendre à vivre ensemble… 
Vétéran du cinéma italien, Paolo Virzi est un cinéaste sensible, attentif au lien entre les êtres et très bon directeur d’acteurs. On retrouve toutes ces qualités dans ce Cinque secondi qui manque parfois de subtilité (la tragédie vécue par Adriano se laisse deviner avec un peu trop d’insistance) mais réussit à instaurer une atmosphère où l’émotion affleure et le retour à la vie semble possible. (Le Point) 
Si la narration prend excessivement son temps pour rendre compte, c'est sans doute que la brutalité et la complexité morale au coeur du drame de Cinque secondi imposaient patience et recul pour que, lovés à son éblouissant casting, on embrasse enfin sa déchirante mélancolie. (La Tribune dimanche) 


La Valle dei sorisi (The Holy boy)   
 Jeudi 12/11 et dimanche 15/11à 20h30  

Film de Paolo Strippoli - Italie, Slovénie - 2h 02 - avec Michele Riondino, Romana Maggiora Vergano, Roberto Citran 
Lorsque Sergio, un enseignant hanté par son passé, est muté à Remis, un petit village de montagne réputé pour être le plus heureux d'Italie, l'endroit semble idéal pour prendre un nouveau départ. Mais l’apparente quiétude de cette "vallée des sourires" cache un étrange secret : chaque semaine, les habitants se rassemblent autour de Matteo, un adolescent que l’on dit capable d'absorber la douleur des autres. 
Versant d’abord dans le drame psychologique, qui questionne notre rapport à la foi ou à la douleur, The Holy Boy assume peu à peu sa charge fantastique jusque dans un final spectaculaire. (Le Monde) 
Le fantastique exhibe ici la noirceur qui se cache dans les mécaniques du culte communautaire avec une dextérité remarquable et surtout une absence totale de concession. Une vraie très bonne surprise. (Ecran Large) 


 
La Vita da grandi - inédit
 Vendredi 13/11 à 20h30 et dimanche 15/11 à 10h30
Film de Greta Scarano - Italie - 1h35 – avec Matilda De Angelis, Yuri Tuci, Maria Amelia Monti, Ariella Reggio, 
Irene Nanni (Matilda De Angelis) vit à Rome. Elle est chargée de communication dans une entreprise qui va lancer instamment un nouveau produit et elle doit en assurer la présentation. Mais voilà que ses parents (Maria Antonella Monti, Paolo Hendel), qui doivent s’absenter quelques jours, lui demandent de venir à Rimini pour s’occuper d’Omar (Yuri Tuci), son frère aîné qui est autiste. Irene est loin d’être enchantée, mais il faut bien qu’elle aide sa famille… Aussi revient-elle s’installer – tout à fait temporairement ! – à Rimini, dans la maison familiale, quittée bien des années auparavant. Avant de partir, les parents l’instruisent sur la façon de se comporter avec Omar, conseils qu’elle est bien décidée à ne pas suivre, d’autant plus que son frère n’arrête pas de la surprendre. Car il a des rêves, Omar, et il entend bien les réaliser : se marier, avoir des enfants, mais surtout devenir un rappeur célèbre. Irene veut bien l’aider, mais pour ce faire il faut d’abord qu’il devienne autonome ! 
« Je voudrais que le public comprenne le point de vue d'Irene, une sœur destinée à devenir la caregiver de son frère, alors qu’elle a grandi avec l’ordre de déranger le moins possible ses parents qui s’occupaient à temps plein de leur fils handicapé. Je voudrais également que le point de vue d'Omar ressorte clairement : sa façon de voir le monde et les difficultés de vivre avec un handicap et d'être constamment confronté à une sœur "normale". Le film aborde la question du handicap, mais pour moi, il était essentiel qu'elle ne domine pas tout le récit, exactement comme pour le protagoniste, dont le handicap n'est qu'une des nombreuses caractéristiques qui le définissent en tant que personne. » (Greta Scarano, Dossier de presse) 
Un vrai coup de cœur pour ce film sur le handicap qui a permis à l’actrice italienne Greta Scarano, pour la première fois derrière la caméra, de remporter en 2025 le Nastro d’Argento de la meilleure réalisatrice « débutante ». Une vraie pépite ! (Festivale di u filmu talianu) 


Gioia mia (Sweetheart) - inédit  
 Samedi 14/11 à 17h et lundi 16/11 à 20h30
Film de Margherita Spampinato – Italie - 1h 30 - avec Aurora Quattrocchi, Marco Fiore, Martina Ziami 
Nico est un enfant d’aujourd’hui : vif, insolent, hyperconnecté, élevé dans une famille laïque. Pour les vacances, il est envoyé en Sicile chez Gela, une vieille tante aussi dévote que revêche, qui vit seule dans un palais hors du temps, peuplé de légendes et de superstitions. Ici, pas de wifi, presque pas de technologie : le quotidien est rythmé par les repas, les jeux de cartes, les voisins, les prières et peut-être quelques esprits. Entre Nico et Gela, le choc est immédiat. Deux générations, deux mondes, deux façons de croire et de regarder la vie s’affrontent. Mais dans la chaleur immobile de l’été sicilien, leur cohabitation forcée fait peu à peu naître une complicité inattendue et un lien dont aucun des deux ne soupçonnait avoir besoin. 
Gioia Mia est un film d’été, d’enfance et de transmission, porté par un duo aussi drôle qu’émouvant : un enfant qui croit tout connaître du monde et une vieille femme qui semble appartenir à un monde disparu. Avec Gioia Mia, la réalisatrice signe un premier long métrage intime et chaleureux : l’été sicilien d’un garçon de onze ans, urbain et hyperconnecté, plongé dans un monde ancien, féminin, traversé de rites, de croyances et de superstitions. Le film fait de cette confrontation entre présent et passé un récit d’apprentissage qui émeut et amuse. Une comédie tendre et lumineuse sur l’enfance, les liens qui se créent là où on ne les attend pas et ces étés qui, sans qu’on le sache encore, restent avec nous toute une vie. (ondinastudio.com) 
Sweetheart, porté par des interprétations solides de la part des jeunes acteurs (déjà un peu expérimentés en matière de cinéma et aidés par la toujours formidable Aurora Quattrocchi) et rehaussé par des choix artistiques intéressants, comme les contrastes en clair-obscur proposés par le chef opérateur Claudio Cofrancesco, qui filme ici principalement caméra à l'épaule, est un travail touchant et chaleureux qui parvient à dégager quelque chose d'intime et cosy. (cineuropa.org) 



Criature - Avant première
Samedi 14/11 à 21h

Filml de Cécile Allegra – Italie - 1h 41 - avec Marco D'Amore, Alessio Gallo, Maria Esposito 
A Naples, Mimmo Sannino est un éducateur de rue qui consacre sa vie aux enfants déscolarisés pour leur permettre d’obtenir un diplôme au lieu de sombrer corps et âme dans la délinquance. Pour ramener ces adolescents dans le droit chemin et l’honnêteté, son moyen de prédilection est l’art du cirque qui joue sur la solidarité, le rêve et la poésie. Le problème est que la Camorra voit tout cela d’un mauvais œil. 
il s'agit de la première incursion dans la fiction de la documentariste Cécile Allegra ; elle semble toutefois trouver le courage de prendre ce « Réel » — élément central de son cinéma — pour le dissoudre dans un imaginaire autre, qu'elle tente de bâtir de toutes pièces. Le film conserve ainsi, de la formation de sa réalisatrice, ce regard ancré au niveau de la rue, qui ne quitte jamais le maillage du Naples populaire, ainsi que certaines performances d'acteurs — qui gardent heureusement une certaine rugosité que d'autres films auraient lissée — et, surtout, le sujet lui-même. (sentieriselvaggi.it) 
La mise en scène de Cécile Allegra vous fait oublier qu'il s'agit d'un film. Elle vous transporte dans cette ville, dans cette histoire, jusqu'à ce que vous en fassiez partie intégrante. Une histoire racontée avec une passion authentique, portée par une musique percutante et un scénario irréprochable. (romecentral.com) 

Lamintu _ inédit en présence du réalisateur
 Dimanche 15/11 à 16 h

Film de Fabio Falzone – France, Italie - 1h02 - 
Un village sicilien frappé par la crise économique fête la nuit du Vendredi saint. Ceux qui vivent encore à Santa Caterina Villarmosa défilent en cortège derrière la statue de la Madonna Addolorata. Des hommes, des femmes et un enfant chantent des lamentations anciennes. Leurs vies, désirs et mots pourraient être les dernières traces d’un monde qui disparaît. Au-delà de leurs chants résonne le dilemme de toute une communauté : partir ou rester ?