Du 12 au 18 juin 2024
Le bon Grain et l'ivraie 
Film français de Manuela Fresil - 1h 34 - 
En petite bande joyeuse, ils dansent, rient, font des batailles de boules de neige, mais où dormiront-ils cette nuit ? Dans un hall de gare ? Dans un centre d’hébergement ? En France, aucun enfant ne devrait se poser ces questions. 
 
En présence de la réalisatrice le 24 octobre à 17 h 30

Semaine du 1er mai
Bis Repetita  

 
Film d’Émilie Noblet – France - 1h 31 - avec Louise Bourgoin, Xavier Lacaille, Francesco Montanari 
Delphine, prof de lettres désabusée, a un deal bien rôdé avec ses élèves : ils lui fichent une paix royale, elle leur distribue des 19/20. Mais la combine se retourne contre elle quand ses excellents résultats (fictifs) propulsent sa classe au championnat du monde de latin, à Naples. Comble du cauchemar, c'est le neveu très zélé de la Proviseure qui est choisi comme accompagnateur. Pour sauver l’option latin, et surtout sa situation confortable, Delphine ne voit qu’une solution : tricher ! 
Premier long-métrage d’Emilie Noblet, cheffe opératrice de formation et qui a officié comme réalisatrice sur plusieurs séries, Bis repetita est un film lumineux, drôle, qui a pour grand mérite de sortir la fiction scolaire de ses gonds. (Le Monde) 
"Bis Repetita", film de prof mais aussi comédie romantique feignant le cynisme pour embrasser l’optimisme, est un film woke, un film “d’éveil” qui certes ne déboulonne pas des statues, mais défie pas mal de lignes de représentation (notamment féminine). (Les Inrockuptibles) 


Semaine du 1er mai
L'Affaire Abel Trem 



Film de Gábor Reisz - Hongrie, Slovaquie - 2h 07 - avec Gáspár Adonyi-Walsh, Istvan Znamenak, András Rusznák 
C’est la fin de l’année scolaire à Budapest. Recalé à son oral d’histoire, Abel décide de mentir à ses parents sur les raisons de son échec et déclenche alors, malgré lui, un scandale politico-médiatique. 
 
Dans une intrigue complexe divisée en chapitres, où se mêlent un récit d’apprentissage concentré sur quelques jours et les conséquences du bobard originel de l’adolescent, transparaît la violence des antagonismes politiques du pays dirigé par Viktor Orban. (L'Humanité) 
 
Une satire réjouissante des névroses de la société hongroise et, partant, des ravages du poison distillé par les extrémismes et les excès d’une certaine presse sans éthique. Un régal ! (aVoir-aLire.com)


Vendredi 3 mai
Vivre avec les loups 


Film de Jean-Michel Bertrand – France - 1h 29 -  
Le réalisateur nous parle du loup d’une manière totalement nouvelle et inattendue. Il y aura bientôt des loups un peu partout en France. Il faut donc apprendre à « vivre avec les loups ». Dépassant les postures polémiques, l’auteur nous amène de manière sensible et cinématographique à percevoir différemment la nature qui nous entoure et les animaux qui l’habitent : chevreuils, chamois, bouquetins… Un voyage de Jean-Michel Bertrand avec de surprenantes rencontres, humaines et animales, avec son style inimitable, le réalisateur nous entraîne dans des réflexions naturalistes et philosophiques sur la nature. 
Jamais dogmatique, ponctué d’images de montagne sublimes, ce film très profond pose de nombreuses questions sur notre façon d’habiter le monde. (Le Parisien) 
Ces méditations du promeneur solitaire sont éclairantes, convaincantes. Elles nous rappellent, et c’est utile, que la montagne appartient aux animaux. (Télérama) 


Semaine du 8 mai
Yurt  

 

Film de Nehir Tuna - Turquie, Allemagne, France - 1h 56 - avec Doğa Karakaş, Can Bartu Aslan, Ozan Çelik 
Turquie, 1996. Ahmet, 14 ans, est dévasté lorsque sa famille l’envoie dans un pensionnat religieux (Yurt). Pour son père récemment converti, c’est un chemin vers la rédemption et la pureté. Pour lui, c’est un cauchemar. Le jour, il fréquente une école privée laïque et nationaliste ; le soir, il retrouve son dortoir surpeuplé, les longues heures d’études coraniques et les brimades. Mais grâce à son amitié avec un autre pensionnaire, Ahmet défie les règles strictes de ce système, qui ne vise qu’à embrigader la jeunesse. 
Dans son premier film, Nehir Tuna évoque les tensions politiques affligeant la Turquie dans la décennie 1990. Une des plus belles révélations du moment. (Les Echos) 
Un beau récit d’apprentissage et un tableau acide de la Turquie. (Télérama) 

Semaine du 8 mai
Smoke Sauna Sisterhood 

 
Film d’Anna Hints - Estonie, France, Islande - 1h 29  
Dans l’intimité des saunas sacrés d’Estonie, tous les rituels de la vie se croisent. Les femmes y racontent ce qu’elles taisent partout ailleurs, et dans la fumée des pierres brûlantes, la condition féminine apparaît, dans toute sa vérité et sa force éternelle. 
Entre documentaire et œuvre expérimentale, le film interroge la condition féminine à travers une expérience collective viscérale et bouleversante. (Les Fiches du Cinéma) 
Ici, les femmes accouchaient, lavaient leurs morts, guérissaient les vivants. Aujourd’hui elles accouchent d’une parole qui les soigne, en un lieu contenant et rassurant, ventre maternel, amniotique, unique au monde. (Culturopoing.com) 

Semaine du 15 mai
Madame Hofmann
 
Film de Sébastien Lifshitz – France - 1h 44 -  
« Bienvenue dans ma vie », cette phrase, Sylvie Hofmann la répète à longueur de journée ou presque. Sylvie est cadre infirmière depuis 40 ans à l’hôpital nord de Marseille. Sa vie, c’est courir. Entre les patients, sa mère, son mari et sa fille, elle consacre ses journées aux autres depuis toujours. Et si elle décidait de penser un peu à elle ? De partir à la retraite ? En a-t-elle le droit, mais surtout en a-t-elle vraiment envie ? 
Après le succès d’Adolescentes et de Petite fille, Sébastien Lifshitz confirme son talent de portraitiste avec Madame Hofmann, en abordant la paupérisation de l’hôpital public sous l’angle singulier d’une cadre hospitalière à la veille de la retraite. (Les Fiches du Cinéma) 
Si le cinéaste dépeint, par l’intermédiaire de Sylvie Hofmann, l’hôpital en crise, en manque de tout, de matériel et de soignant·es, c’est moins pour en chroniquer le chaos que pour honorer l’intelligence humaine qui lui fait face. (Les Inrockuptibles) 
 
le 18 intervention de Sophie Béroud, sociologue

 

Semaine du 15 mai
Une affaire de principe  

 

Film d’Antoine Raimbault - France, Belgique - 1h 35 - avec Bouli Lanners, Thomas VDB, Céleste Brunnquell 
Bruxelles, 2012. Quand le commissaire à la santé est limogé du jour au lendemain, dans la plus grande opacité, le député européen José Bové et ses assistants parlementaires décident de mener l’enquête. Ils vont alors découvrir un véritable complot menaçant de déstabiliser les instances européennes, jusqu’à leur sommet. 
Le spectateur se laisse facilement prendre par ce thriller politique qui dévoile les combats impitoyables se déroulant avant les votes, sur fond d’alliances et de lobbies. (20 Minutes) 
Ce qui aurait pu être un film de paperasse s’avère un bon film de complot autour du financement des institutions publiques par des intérêts privés. (Le Monde) 
En partenariat avec le Comité de Jumelage de Villefontaine
 






Vendredi 17 mai
Les Lumières de la ville 

 
Film de Charles Chaplin – USA - 1h 27 - avec Charles Chaplin, Virginia Cherrill, Harry Myers 
Un vagabond s’éprend d’une belle et jeune vendeuse de fleurs aveugle qui vit avec sa mère, couverte de dettes. Suite à un quiproquo, la fleuriste s’imagine le misérable, qui vient de lui acheter une fleur, en milliardaire... 
C'est le Charlot-Chalin de ce temps-là qu'il faut voir, quand il fustigeait le "monde libre", à sa manière, en utilisant une arme redoutable : le rire… (L'Humanité) 
Séduire une femme qui ne voit pas, émouvoir un public qui n'entend pas : les deux entreprises se juxtaposent facilement. Chaplin propose un très métalinguistique manifeste pour la privation sensorielle. (Critikat.com) 
Film présenté dans le cadre de Lycéens et Apprentis au Cinéma, analysé par Martin Barnier




Semaine du 22 mai
Semaine sainte  

Film d’Andrei Cohn - France, Roumanie - 2h 13 - avec Doru Nicolae Bem, Corneliu Ciprian Chiricheş, Mario-Gheorghe Dinu 
Au début du XXe siècle, dans un petit village roumain, les tensions entre Leiba, un aubergiste juif, et son employé chrétien, Gheorghe, atteignent leur point de non-retour lorsque ce dernier promet de venir régler ses comptes la nuit de Pâques… D’après Un Cierge de Pâques, de Ion Luca Caragiale. 
Cette fable qui dénonce l’antisémitisme endémique dans la Roumanie du début du XXe siècle est dialoguée et mise en scène avec une indéniable puissance tragique. (L'Obs) 
Sans opposer schématiquement les victimes et leur bourreau, le film montre, avec un certain brio, l’hypocrisie d’hommes sortis de leur zone de confort, blessés dans leur ego. La vengeance, exercée ici au nom de la croyance religieuse, devient alors le seul moyen de s’affirmer. (Télérama)


Semaine du 22 mai
Jusqu’au bout du monde  

Film de Viggo Mortensen - Mexique, Canada, Danemark - 2h 09 - avec Vicky Krieps, Viggo Mortensen, Solly McLeod 
L’Ouest américain, dans les années 1860. Après avoir fait la rencontre de Holger Olsen, immigré d’origine danoise, Vivienne Le Coudy, jeune femme résolument indépendante, accepte de le suivre dans le Nevada, pour vivre avec lui. Mais lorsque la guerre de Sécession éclate, Olsen décide de s’engager et Vivienne se retrouve seule. Elle doit désormais affronter Rudolph Schiller, le maire corrompu de la ville, et Alfred Jeffries, important propriétaire terrien. Il lui faut surtout résister aux avances plus qu’insistantes de Weston, le fils brutal et imprévisible d’Alfred. Quand Olsen rentre du front, Vivienne et lui ne sont plus les mêmes. Ils doivent réapprendre à se connaître pour s’accepter tels qu’ils sont devenus… 
Dans ce western féministe, Mortensen ne se donne donc pas le beau rôle, mais livre une œuvre de toute beauté, à la fois classique dans sa forme et transgressive sur le fond. (Le Parisien) 
On peut aussi y voir la réactivation d’une certaine idée du grand cinéma hollywoodien à la Sydney Pollack, engagé, romantique, et sachant sublimer ses stars. (Première) 





Semaine du 29 mai
Les Vieux   

 Film de Claus Drexel – France - 1h 36 -  
Ils sont de toutes origines et ont vécu près d’un siècle. Ils ont traversé les bouleversements de l’histoire. Ils sont drôles, émouvants, rebelles. Ils nous surprennent et nous émerveillent. Pourtant, on entend rarement leur voix. Ce film est une invitation au voyage, à travers la France, à leur rencontre : les Vieux. 
Mémoriel, politique et émouvant. (L'Obs) 
Plein d'humour et de surprises dans ce tour de France des personnes âgées. (Le Point) 


 



Semaine du 29 mai
Notre monde    
  

Film de Luàna Bajrami - Kosovo, France - 1h 25 avec Albina Krasniqi, Elsa Mala, Aurora Ferati 
Kosovo, 2007. Zoé et Volta quittent leur village reculé pour intégrer l’université de Pristina. À la veille de l’indépendance, entre tensions politiques et sociales, les deux jeunes femmes se confrontent au tumulte d’un pays en quête d’identité dont la jeunesse est laissée pour compte. 
La cinéaste filme une génération sacrifiée, le rien sans artifices et l’heure des choix : Zoé fait le sien, Volta la juge. La mise en scène où tout était jusqu’alors vu du point de vue des deux filles sépare alors les (incroyables) actrices. L’image a du grain, le film, du caractère. (L'Obs) 
Le film a cette qualité de faire régner à l’intérieur de sa fiction le sentiment d’une fuite permanente, qui confère à l’ensemble un halo fantomatique, fané comme un vieux souvenir. (Les Inrockuptibles) 

 


Semaine du 5 juin 
La fleur de Buriti   
  
Film de João Salaviza, Renée Nader Messora - Brésil, Portugal - avec Ilda Patpro Krahô, Francisco Hỳjnõ Krahô, Solane Tehtikwỳj Krahô 
A travers les yeux de sa fille, Patpro va parcourir trois époques de l’histoire de son peuple indigène, au cœur de la forêt brésilienne. Inlassablement persécutés, mais guidés par leurs rites ancestraux, leur amour de la nature et leur combat pour préserver leur liberté, les Krahô n’ont de cesse d’inventer de nouvelles formes de résistance. 
En explorant un autre rapport au monde, auquel les Krahô sont fidèles, le film de Joao Salaviza et Renée Nader Messora propose aussi un autre rapport au cinéma, immersif et bouleversant. (Le Point) 
Mêlant combat, signes et mythes, la cinéaste brésilienne Renée Nader Messora et le Portugais João Salaviza dressent le superbe portrait sur trois générations de la communauté indigène des Krahôs, en lutte pour la préservation de leur terre dans le nord-est du Brésil, menacée d’invasion. (Libération) 




Vendredi 5 avril
Une famille 


Film de Christine Angot – France - 1h 21 -  
L’écrivaine Christine Angot est invitée pour des raisons professionnelles à Strasbourg, où son père a vécu jusqu’à sa mort en 1999. C’est la ville où elle l’a rencontré pour la première fois à treize ans, et où il a commencé à la violer. Sa femme et ses enfants y vivent toujours. Angot prend une caméra, et frappe aux portes de la famille. 
Après avoir raconté dans plusieurs livres l'inceste qu'elle a subi adolescente de la part de son père, Christine Angot revient sur cet épisode dans un premier film tranchant, et bouleversant, avec la force d'une tragédie antique. (Franceinfo Culture) 
Un documentaire hérissé, bagarreur, dans lequel Christine Angot fait le tour de ses proches pour leur poser la question du regard qu’ils portent chacun sur l’inceste qu’elle a subi. (Le Monde) 
 
Avec une intervention d’Elise Ricadat maîtresse de conférences en psychopathologie et psychologue clinicienne samedi 08/06 : 









Vendredi 07 juin
La Théorie du boxeur  

Film de Nathanaël Coste – France - 1h 38 -  
Vagues de chaleur, sécheresses, gels tardifs ou ravageurs, le climat se dérègle et notre agriculture doit bifurquer… Mais vers où ? Nathanaël Coste enquête dans la vallée de la Drôme pour comprendre comment les agriculteur.rice.s s’adaptent, tout en questionnant la résilience alimentaire des territoires. 
L’auteur offre ainsi, sans manichéisme, mais en s’inquiétant d’une fuite en avant technologique indifférente aux écosystèmes, un panorama très complet des voies d’avenir possibles de notre système agricole. Et plaide, contre la tentation de faire durer ce système, pour une « démocratie alimentaire ». (Télérama) 
L’authenticité brute de pomme des agriculteurs, s’entremêle à cet appel à la prise de conscience collective, qui, à juste titre, interpelle. Le voyage se veut salvateur, réfutant le K.O de la végétation. (Première) 


Semaine du 17 avril
Sans jamais nous connaître
 
Film d’Andrew Haigh - Grande-Bretagne, U.S.A. - 1h 45 - avec Andrew Scott, Paul Mescal, Jamie Bell 
A Londres, Adam vit dans une tour où la plupart des appartements sont inoccupés. Une nuit, la monotonie de son quotidien est interrompue par sa rencontre avec un mystérieux voisin, Harry. Alors que les deux hommes se rapprochent, Adam est assailli par des souvenirs de son passé et retourne dans la ville de banlieue où il a grandi. Arrivé devant sa maison d'enfance, il découvre que ses parents occupent les lieux, et semblent avoir le même âge que le jour de leur mort, il y a plus de 30 ans. 
N'oubliez pas vos mouchoirs avant d'aller découvrir cet objet cinématographique non identifié et terriblement original qui vous embarque dans un bouleversant voyage intérieur. (Le Journal du Dimanche) 
Le metteur en scène Andrew Haigh filme les miracles − Adam retrouve ses parents comme ils étaient quand il avait 11 ans − et la passion amoureuse en passant de la chaleur à la brûlure, sans jamais rien perdre de sa délicatesse. En premier violon d’un irréprochable quatuor d’acteurs, Andrew Scott est bouleversant. (Le Monde) 


Semaine du 17 avril
Les carnets de Siegfried   
Film de Terence Davies - Grande-Bretagne - 2h 18 - avec Jack Lowden, Simon Russell Beale, Thom Ashley 
En 1914, le jeune Siegfried Sassoon, poète en devenir, est enrôlé dans l’armée britannique. De retour du front, révolté par ce qu’il a vu, il devient objecteur de conscience. Ses pamphlets pacifistes lui valent une mise au ban par sa hiérarchie, mais aussi une forme de reconnaissance artistique, lui ouvrant les portes d’une nouvelle vie mondaine. Mais dans cette société du paraître, Siegfried se perd, tiraillé entre les diktats de la conformité et ses désirs de liberté. 
On aurait pu craindre que cette évocation d’un poète anglais et de sa vie intime dans les cercles mondains de l’entre-deux-guerres ne concerne pas beaucoup le public français. Il n’en est rien car Davies stylise la peinture réussie d’un milieu pour atteindre l’essence de son personnage : sentiment de révolte envers les monstruosités à grande échelle commises au nom d’idéaux discutables, insatisfaction dans les relations humaines. Pourtant Sassoon écrit la plus belle poésie qui soit, et le film est sublime. D’où le paradoxe d’un titre original lumineux, Benediction, pour une œuvre souvent sombre et qui pourrait paraître pessimiste. (Cinémas Utopia) 


Mercredi 5 juillet
Un coup de maitre
 
Film de Rémi Bezançon - France, Belgique - avec Vincent Macaigne, Bouli Lanners, Bastien Ughetto 
Arthur, un galeriste parisien passionné représente Renzo, ami de longue date et peintre figuratif radical en proie à une crise existentielle. Souffrant d'un blocage de peintre, déprimé, Renzo sombre dans l'ennui le plus total. Pour se sauver, Arthur élabore un plan audacieux pour les ramener tous deux sous les feux de la rampe… 
Avant-Première pour soirée de clôture Huit et Demi mercredi 5 juillet 
Buffet auberge espagnole : chacun apporte un plat salé ou sucré à partager – Huit et Demi se charge des boissons 



Semaine dy 12 juillet 
Sick of myself
 Film de Kristoffer Borgli – Norvège ¬- 1h 37 - avec Kristine Kujath Thorp, Eirik Sæther, Fanny Vaager  
Le film est présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2022 
Signe vit dans l’ombre de son petit ami Thomas, à qui tout réussit. En manque d’attention, elle décide de faire croire à son entourage qu’elle est atteinte d’une maladie rare. Mais le mensonge fonctionne un peu trop bien, et elle est vite prise à son propre piège. 
Découvert l'année dernière dans la section Un certain regard, Cette comédie norvégienne affichait une même volonté [que Sans Filtre, Palme d'or] de caricaturer frontalement les travers de nos sociétés occidentales. Kristoffer Borgli explore un malaise bien plus profond et signe une insidieuse satire sur la représentation... Toujours à bonne distance de son personnage, il provoque du rire, sans chercher la facilité. Grinçant à souhait. (Première) 



Jeudi 22 juin 
Unipop - dernière séance
Film surprise

Semaine du 12 juillet
Ramona fait son cinéma
Film d’Andrea Bagney – Espagne - 1h 20 - avec Lourdes Hernández, Bruno Lastra, Francesco Carril 
De retour à Madrid avec son petit ami Nico, Ramona veut tenter sa chance comme actrice. La veille d’une première audition, elle fait une rencontre pleine de promesses. Elle ne se doute pas que celle-ci va chambouler ses rêves et ses certitudes. 
La réalisatrice signe un premier film au scénario conventionnel, mais dont l'énergie positive emporte néanmoins le spectateur. (Les Fiches du Cinéma) 
Cette comédie romantique brille d'une grâce infinie. (Elle) 



Semaine du 12 juillet
Sublime
Film de Mariano Biasin - Argentine - 1h 40 - avec Martin Miller, Teo Inama Chiabrando, Azul Mazzeo 
Manuel, 16 ans, est un adolescent comme les autres. Dans sa petite ville côtière d’Argentine, il traîne avec ses amis et sa petite-amie, va à la plage, et joue de la basse dans un groupe de rock. Une routine parfaite pour un garçon de son âge. Mais sa vie se complique lorsqu’il commence à ressentir quelque chose de spécial pour son meilleur ami Felipe. 
Le réalisateur et scénariste argentin signe un premier (petit) film aussi touchant et chargé de délicatesse. (Rolling Stone) 
On note l'absence de toute homophobie dans l'entourage des garçons, on salue la pudeur et la douceur d'un cinéaste modeste qui signe là un premier film fragile. (Positif) 




Semaine du 31 aout
Baby Sitter

Film canadien, français de Monia Chokri - 1h 27 - avec Patrick Hivon, Monia Chokri, Nadia Tereszkiewicz 
Suite à une blague sexiste devenue virale, Cédric, jeune papa, est suspendu par son employeur. Pour se racheter, il va avec l'aide de son frère Jean-Michel, s'interroger sur les fondements de sa misogynie à travers l’écriture d’un livre. De son côté, sa femme Nadine en proie à une dépression décide d'écourter son congé maternité. L’arrivée dans leur vie d’une baby-sitter au charme espiègle et envouteur, va chambouler leur existence. 

Cette comédie 100% québécoise interroge les rapports hommes-femmes avec une liberté de ton réjouissante et une esthétique joyeusement décalée qui joue avec les codes de la série B. (Le JDD) 
Une réjouissante exploration de la loi du désir qui appuie les stéréotypes pour mieux leur faire la peau. (L'Humanité)