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Semaine du 26 novembre Deux procureurs Film de Sergei Loznitsa -France, Allemagne, Pays-Bas, Lettonie, Roumanie, Lituanie - 1h 58 - avec Aleksandr Kuznetsov, Aleksandr Filippenko, Anatoliy Belyy Union Soviétique, 1937. Des milliers de lettres de détenus accusés à tort par le régime sont brûlées dans une cellule de prison. Contre toute attente, l’une d’entre elles arrive à destination, sur le bureau du procureur local fraîchement nommé, Alexander Kornev. Il se démène pour rencontrer le prisonnier, victime d’agents de la police secrète, la NKVD. Bolchévique chevronné et intègre, le jeune procureur croit à un dysfonctionnement. Sa quête de justice le conduira jusqu’au bureau du procureur général à Moscou. A l’heure des grandes purges staliniennes, c’est la plongée d’un homme dans un régime totalitaire qui ne dit pas son nom. Deux procureurs est une œuvre puissante et nécessaire, qui interroge la place de l’individu face à la machine étatique, et rappelle l’importance de la mémoire historique dans la compréhension des enjeux actuels. (Culturopoping.com) Dans cet impitoyable tableau kafkaïen, le cinéaste ukrainien décrypte le totalitarisme stalinien. (L'Humanité) |
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Semaine du 26 novembre La vague Film de Sebastián Lelio - Chili - 2h 09 - avec Daniela López, Lola Bravo, Avril Aurora Printemps 2018, une vague de manifestations déferle sur le Chili. Julia, une étudiante en musique rejoint le mouvement de son université pour dénoncer le harcèlement et les abus subis par les élèves depuis trop longtemps. Alors qu'elle trouve le courage de partager avec les étudiantes un souvenir qui la hante, elle devient de manière inattendue une figure centrale du mouvement. Son témoignage, intime et complexe, devient une vague qui secoue, perturbe et désarme une société polarisée. À mesure que le film se tisse, les chorégraphies prennent de plus en plus d’espace au sein de la diégèse et montrent la transformation d’un mouvement. L’usage du musical provoque donc une représentation intelligemment ambiguë et parfois critique de la rébellion. (La Septième Obsession) La Vague n’est peut-être pas parfait, mais sa puissance visuelle, sa pulsion et sa manière d’embrasser le débat sans jamais le boucler en font un spectacle puissant de notre époque. La vague va déferler. Vous allez être un peu trempé - mais une fois au sec, beaucoup plus lucide. (Première) |
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Jeudi 27 novembre La Ferme à Gégé Film de Florent Verdet – France - 1h 11 - "Gégé" vit depuis 3 générations en fermage dans le bocage normand. Dans les années 90, endetté, il transforme son exploitation en un lieu unique d’accueil pour enfants. Mais en l’absence de successeur et lui, menacé d’expulsion, la ferme risque de disparaître et avec elle un regard si particulier sur le monde. Pédagogue né, showman et conteur, Gégé est une force qui va, un passeur infatigable, dont le charisme illumine le film et en fait indéniablement un feel good movie. (Cuturopoing.com) Cette ferme du bonheur disparaîtra-t-elle ? Le rire des enfants, dans ce film, est plus précieux que tout. (L'Obs) le 27/11 dans le cadre de Festisol |
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Semaine du 3 décembre Franz K. Film d’Agnieszka Holland - République tchèque, Irlande - 2h 07 - avec Idan Weiss, Peter Kurth, Carol Schuler De son enfance à Prague jusqu’à sa disparition à Vienne, le film retrace le parcours de Franz Kafka, un homme déchiré entre son aspiration à une existence banale et son besoin irrépressible d’écrire, marqué par des relations amoureuses tourmentées. Franz K. évite l’écueil bien trop courant consistant à rendre hommage à un artiste radicalement novateur par le biais paradoxal et navrant d’un film classique et prévisible. Ici, on adapte autant la forme que le fond : le résultat est un kaléidoscope où se superposent différentes époques, langues et narrateurs et où les idées narratives s’alternent comme dans une course de relais. (Lepolyesther.com) |
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Semaine du 3 décembre Six jours, ce printemps-là Film de Joachim Lafosse - France, Belgique, Luxembourg - 1h 32 - avec Eye Haïdara, Jules Waringo, Leonis Pinero Müller Malgré les difficultés, Sana tente d’offrir à ses jumeaux des vacances de printemps. Comme son projet tombe à l’eau, elle décide avec eux de séjourner sur la côte d’Azur dans la villa luxueuse de son ex belle-famille. En cachette. Six jours de soleil qui marqueront la fin de l’insouciance. Ce qui impressionne ici, et c'était déjà le cas dans « À perdre la raison » de Joachim Lafosse auquel on songe parfois - mais sans la conclusion choc -, c'est comment le déclassement social se matérialise dans les détails - irruption d'une voisine dont on comprend vite, à la manière dont elle parle, qu'elle n'est pas du même milieu. Beau film. (Paris Match) Tout en cadres serrés décuplant la tension sourde d’un hors-champ menaçant, la mise en scène claquemure et cristallise le désarroi de son héroïne, magistralement incarnée par Eye Haïdara. (L'Obs) |
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Vendredi 5 décembre Même si la terre est basse Film de Loïc Suchet - France - 1h05 Le film suit au fil des saisons des salariés en parcours d’insertion dans un jardin de maraîchage bio Terre Solidaire à Planaise en Savoie. Quatre d’entre eux, Pauline, Najem, Floriane et Mickaël s’expriment plus particulièrement. Ils ont un passé : libraire, cuisinier, factrice, parfois une multitude de petits boulots ; un passif : burn-out, addiction, problèmes familiaux, accidents de parcours… Mais aussi une volonté farouche de reprendre le cours des choses, travailler dignement, donner du sens à leur vie. Même si chacun sait qu’il ne suffit pas de changer de trottoir pour trouver du boulot, même si c’est difficile, même si la terre est basse quand il s’agit de la travailler. De ces destins voilés à nos yeux par un rideau de pluie, je veux faire un film qui (re)donne un visage, un prénom, une voix, à ceux que la société oublie trop facilement. Je m’aperçois au fil du temps que non seulement nous pourrions être l’un d’entre eux mais qu’en fait ils sont chacun d’entre nous. Bien sûr, ils ont des cabosses, des accidents de parcours. (Loïc Suchet) En présence du réalisateur Loïc Suchet |
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Mardi 9 décembre Harvey Milk Film de Gus Van Sant -USA - 2h 08 - avec Sean Penn, Josh Brolin, Emile Hirsch Le film retrace les huit dernières années de la vie d'Harvey Milk. Dans les années 70, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie. Son combat pour la tolérance et l'intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l'histoire. Loin du mélodrame consensuel et politiquement correct que l'on pouvait redouter, Milk fonctionne magistralement, soutenu par des comédiens remarquables (...) C'est émotionnel mais bouleversant. (Dvdrama) Huit années qui ont tout changé pour une communauté qui avant Harvey Milk n'en était pas vraiment une, les images d'archives montées sur le générique de début rendant compte de manière saisissante du traitement insensé qui lui était imposé au nom de ce qui était alors la loi. (L'Obs) Dans le cadre des 120 ans de la loi de 1905 – Suivi d’une renconte animée par Marion de Montfalcon, présidente de la MGEN pour le collectif "120 ans de la loi de 1905" |
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Semaine du 10 décembre: La Voix de Hind Rajab Film de Kaouther Ben Hania - Tunisie, France - 1h 29 - avec Amer Hlehel, Clara Khoury, Motaz Malhees 29 janvier 2024. Les bénévoles du Croissant-Rouge reçoivent un appel d'urgence. Une fillette de six ans est piégée dans une voiture sous les tirs à Gaza et implore qu'on vienne la secourir. Tout en essayant de la garder en ligne, ils font tout leur possible pour lui envoyer une ambulance. Elle s'appelait Hind Rajab. Vrai geste de cinéma, La Voix de Hind Rajab joue avec les codes du thriller pour maintenir une tension constante et saisir l’absurdité et la violence d’une situation qui confine chacun à une terrible impuissance. (Le Monde) S'appuyant au plus près sur les enregistrements du 29 janvier, le film montre, presuqe en temps réel, ce qu'il y a de kafkaien pour réaliser une simple action humanitaire dans la bande de Gaza. Un film dont on ne sort pas indemne, mais essentiel pour comprendre (Huit et Demi) |
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Semaine du 10 décembre On vous croit Film de Charlotte Devillers, Arnaud Dufeys – Belgique - 1h 18 - avec Myriem Akheddiou, Laurent Capelluto, Natali Broods Aujourd'hui, Alice se retrouve devant un juge et n'a pas le droit à l'erreur. Elle doit défendre ses enfants, dont la garde est remise en cause. Pourra-t-elle les protéger de leur père avant qu'il ne soit trop tard ? Ce premier long-métrage coécrit et coréalisé par Charlotte Devillers, infirmière de son métier, et Arnaud Dufeys, réalisateur de courts-métrages, s’inspire du réel pour le retracer, le transcender, dans une mise en scène simple mais étourdissante, légère mais implacable. Tourné en treize jours, minimaliste et pourtant gigantesque dans son impact, dense, intense, On vous croit est une claque. Et la joue vous brûle bien longtemps après la projection. (Bande à part) Lors de longs plans d’écoute en gros plan, chacun est filmé frontalement et occupe tout l’espace. La caméra n’est pas toujours braquée sur celui ou celle qui parle, mais capte parfois les émotions qui traversent les autres. (Le Figaro) (ciné croissant du 14/12) – |
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Vendredi 12 décembre Psychose Film d’Alfred Hitchcock – USA - 1h 49 - avec Anthony Perkins, Janet Leigh, John Gavin Marion Crane en a assez de ne pouvoir mener sa vie comme elle l'entend. Son travail ne la passionne plus, son amant ne peut l'épouser car il doit verser une énorme pension alimentaire le laissant sans le sou... Mais un beau jour, son patron lui demande de déposer 40 000 dollars à la banque. La tentation est trop grande, et Marion s'enfuit avec l'argent. Alors que Vertigo faisait naître en nous l’inquiétude et le malaise (…), alors que la Mort aux Trousses se présentait surtout comme une comédie humoristique (…) Psychose est bel et bien un film de terreur. (Le Monde) Ce film d'épouvante soigné contient quelques bons moments (…) on pourrait même y prendre quelque plaisir furtif (Positif) le 12/12 : dans le cadre de Lycéens et Apprentis au Cinéma – Film présenté et analysé par Pierre Germain |
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Semaine du 17 décembre Un poète Film de Simón Mesa Soto - Colombie, Allemagne, Suède - 2h 00 - avec Ubeimar Rios, Rebeca Andrade, Guillermo Cardona Óscar Restrepo, poète en manque de reconnaissance, mène une existence solitaire marquée par les désillusions. Sa rencontre avec Yurlady, une adolescente d’un milieu populaire possédant un véritable talent d’écriture, va bouleverser le cours de sa vie. Il l’exhorte à se présenter à un concours national de poésie. Mais les choses ne se passent pas comme prévu… Avec une science électrique des personnages, le réalisateur colombien signe un film formidable, qui narre la rencontre entre un prof dépressif et une ado douée en poésie. (Libération) Vous n’oublierez pas de sitôt Oscar Restrepo (Ubeimar Rios, instit à la ville), sa tête de manga, son corps de guingois et sa démarche fourbue de même que ce film libre, tourné en 16 mm, prix du jury à Cannes dans la catégorie Un certain regard. (L'Obs) |
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Semaine du 17 décembre Duel à Monte-Carlo del Norte Film de Bill Plympton - U.S.A., France - 1h 20 - avec Daniel Kaufman, Jim Lujan, Tom Racine Slide, un cowboy solitaire armé de sa seule guitare, arrive dans la ville forestière de Sourdough Creek, gangrénée par la corruption. Le maire et son frère jumeau y sèment la terreur et se préparent à raser un petit village de pêcheurs pour ériger Monte-Carlo del Norte, un lotissement de luxe qui servira aux besoins du tournage d’un film hollywoodien. Prêts à tout pour s’enrichir, ils n’auront aucun scrupule à mettre en danger l’équilibre de la communauté et de l’environnement et à tuer quiconque s’opposera à leur projet. Adepte de la fluidité des métamorphoses, Plympton mène le western sur le terrain inattendu du film psychédélique dans ses interludes chantés aux couleurs chamarrées, déjouant au passage le risque d’une trajectoire narrative trop sagement linéaire. (Cahiers du Cinéma) Décollant du réel, le film regorge d’idées fantasques, jouant avec l’espace (intérieur, extérieur) ainsi qu’avec les codes du Far West. (Le Monde) |
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Semaine du 22 octobre Panopticon Film de George Sikharulidze - Géorgie, France, Italie, Roumanie - 1h 35 - avec Malkhaz Abuladze, Data Chachua, Salome Gelenidze Lorsque le père de Sandro décide de devenir moine orthodoxe, l'adolescent introverti se retrouve livré à lui-même. Il se débat au quotidien pour faire coexister son devoir envers Dieu, son besoin d'amour et son idée de la virilité... Mais comment trouver sa place quand on est sans repère dans une Georgie post-soviétique à la fois si turbulente et si pieuse ? Panopticon est ainsi une réflexion universelle sur la façon dont le pouvoir mental façonne les corps et les désirs. Il l’est tout autant sur la nécessité vitale de s’en affranchir pour devenir visible à ses propres yeux et à ceux des autres. (Bande à part) Le titre du film, Panopticon, emprunté au concept foucaldien du panoptique, symbolise la surveillance. C’est celle de Dieu, de la société, mais aussi du regard que Sandro porte sur lui-même. L’œuvre pose une question brûlante : comment, confronté à la rupture des repères, garder un regard d’espérance sur les vies brisées ? Entre contrainte morale et quête de soi, il nous rappelle que l’éthique commence dans la lucidité du regard sur soi, et sur ceux que la société marginalise. (reforme.net) |
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Semaine du 30 juillet Au rythme de Vera Frilm d’Ido Fluk - Allemagne, Pologne, Belgique - 1h 56 - avec Mala Emde, John Magaro, Michael Chernus En 1975, Vera Brandes, une jeune femme ambitieuse de 18 ans, va défier les conventions, s’opposer à ses parents et prendre tous les risques pour réaliser son rêve : organiser un concert de Keith Jarrett à l’Opéra de Cologne. Son audace et sa détermination vont donner naissance à un des enregistrements mythiques du XXe siècle : The Köln Concert. C’est un biopic enlevé, mais de quelqu’un qui n’est pas célèbre ! C’est un thriller prenant même si on connait la fin. C’est un grand film sur le jazz, ses austères coulisses, son petit monde et ses enjeux profonds. Fascinée par les concerts de Jazz, la fougueuse Vera Brandes vit un véritable choc en découvrant une prestation du pianiste noir américain Keith Jarret. Avec une actrice épatante, une histoire incroyable et une légende américaine, Au rythme de de Vera emporte le morceau, c’est le cas de le dire ! (William Benedetto - Cinéma l’Alhambra, Marseille) Le scénario de Fluk est double par sa structure, mais aussi sa qualité : intéressant et effervescent quand il détaille la contribution décisive de Brandes à la légende de Jarrett et au jazz européen dans son ensemble, il devient ampoulé quand on observe les circonstances difficiles de la représentation du pianiste américain (incarné par un John Magaro qui ne manque pas d'avoir de grosses poches sous les yeux). (Cineuropa.org) |
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Semaine du 6 aout La Trilogie d’Oslo – Rêves Film de Dag Johan Haugerud - Norvège - 1h 50 - avec Ella Øverbye, Ane Dahl Torp, Selome Emnetu Johanne tombe amoureuse pour la première fois de sa vie, de sa professeure. Elle relate ses émotions dans un carnet. Quand sa mère et sa grand-mère lisent ses mots, elles sont d’abord choquées par leur contenu intime mais voient vite le potentiel littéraire. Tandis qu’elles s’interrogent, entre fierté et jalousie, sur l’opportunité de publier le texte, Johanne se démène entre la réalité et le romanesque de son histoire... Voici une admirable trilogie qui ne prend pas la forme d’une suite et ne mise sur aucun effet d’entrelacement, mais dont le fil rouge serait plutôt à trouver dans les échos du sentiment amoureux que se renvoie chaque fragment. L’unité manifeste de l’ensemble, c’est le portrait libre et moderne que forment ces trois films de la ville d’Oslo et de ses habitants, le temps d’un été aux journées clémentes et à la luminosité sans fin. Chaque volet décline différentes visions de l’amour, à des âges et dans des contextes distincts. La mise en scène, discrète mais inventive, échafaude des passerelles entre les situations pour composer un véritable panorama des relations à l’ère contemporaine, où la liberté de chacun déjoue avec malice les différentes facettes de la normativité. Une méditation introspective et réjouissante sur l’amour, de ses premiers frémissements à ses différentes trajectoires. (La Gazette d'Utopia) |
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Semaine du 6 aout Des feux dans la plaine Film de Ji Zhang – Chine - 1h 41 - avec Zhou Dongyu, Liu Haoran, Yuan Hong Chine, 1997. Une série de meurtres endeuille la ville de Fentun. Les crimes s’arrêtent mystérieusement sans que les autorités aient pu élucider l’affaire. Huit ans plus tard, un jeune policier, proche d’une des victimes, décide de rouvrir l’enquête. Zhang Ji s’intéresse plus à la société chinoise et à son évolution plutôt qu’à son intrigue un peu nébuleuse par moments… Chef opérateur de renom (les images du film sont splendides), il marche sur les pas de Diao Yinan, instigateur en 2014 d’un renouveau du film noir chinois avec son Black coal, qui lui-même n’était pas sans parenté avec A touch of sin de Jia Zhang-Ke. Tendu, sec, bouleversant, Des feux dans la plaine soutient vaillamment la comparaison avec ses glorieux aînés. (La Gazette d'Utopia) |
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Semaine du 13 aout La Trilogie d’Oslo – Amour Film de Dag Johan Haugerud – Norvège - 1h 59 - avec Andrea Bræin Hovig, Tayo Cittadella Jacobsen, Marte Engebrigtsen Sur un ferry qui les ramène à Oslo, Marianne, médecin, retrouve Tor, infirmier dans l’hôpital où elle exerce. Il lui raconte qu’il passe souvent ses nuits à bord, à la recherche d’aventures sans lendemain avec des hommes croisés sur des sites de rencontre. Ces propos résonnent en Marianne, qui revient d’un blind date organisé par sa meilleure amie et s’interroge sur le sens d’une vie amoureuse sans engagement. Mais ce soir-là, Tor succombe au charme de Bjorn, qui lui résiste et lui échappe... |
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Semaine du 13 aout Eddington Film d’Ari Aster – USA - 2h 25 - avec Joaquin Phoenix, Pedro Pascal, Emma Stone Mai 2020 à Eddington, petite ville du Nouveau Mexique, la confrontation entre le shérif et le maire met le feu aux poudres en montant les habitants les uns contre les autres. La chronique satirique d’Eddington tape aussi bien sur le petit peuple frustré et bas du front que sur l’opposition démocrate arrogante, les manifestants anti-racistes petits-bourgeois gentiment demeurés, les industriels sans scrupules et les écolos idéalistes. Le réalisateur décrit parfaitement l’impasse de sa société qui, à force de faire monter la pression, aboutit au cataclysme sidérant et jubilatoire de la seconde partie du film, où l’expression « jeu de massacre » prend tout son sens. Eddington est servi par des prouesses de mise en scène, un humour corrosif et un casting exceptionnel – notamment Joaquin Phoenix, (comme toujours) génialement méconnaissable. (La Gazette d'Utopia) |
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Semaine du 20 aout La Trilogie d’Oslo – Désir Film de Dag Johan Haugerud - Norvège - 1h 58 avec Jan Gunnar Røise, Thorbjørn Harr, Siri Forberg Un ramoneur, heureux père de famille, en couple avec son épouse depuis des années, a une aventure inattendue avec un client ... Il ne la considère ni comme l’expression d’une homosexualité latente, ni comme une infidélité, juste comme une expérience enrichissante. Il s’en ouvre à son épouse, qui le prend mal, puis à son patron, marié comme lui, qui lui avoue faire toutes les nuits des rêves dans lesquels il est une femme, objet du désir de David Bowie... |
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Semaine du 20 aout Super Happy forever Film de Kohei Igarashi - Japon, France - 1h 34 - avec Hiroki Sano, Yoshinori Miyata, Nairu Yamamoto Sano est de retour à Izu, au bord de la mer. Il semble absent à lui-même et à ce qui l’entoure, sauf à cette casquette rouge qu’il cherche obstinément. Il est en quête d’un signe, d’une trace, de quelque chose qui pourrait attester d’un événement survenu ici, en réincarner le souvenir. Parcouru d’une ambiance fantomatique, avec ses paysages de bord de mer mélancoliques, Super Happy Forever se démarque par son sens jouissif de de la dérision, du décalage, tout en faisant le portrait de masculinités encore rares au cinéma, tout autant que d’une amitié déconstruite. (Lux Film Festival) |
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Semaine du 27 aout Frantz Fanon Film d’ Abdenour Zahzah - Algérie, France - 1h 31 avec Alexandre Desane, Gérard Dubouche, Nicolas Dromard Chroniques fidèles survenues au siècle dernier à l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville, au temps où le Docteur Frantz Fanon était Chef de la cinquième division entre l’an 1953 et 1956. Algérie française, 1953. À l’hôpital de Blida-Joinville, Frantz Fanon, jeune psychiatre noir, tente de soigner les Algériens de leurs aliénations lorsque la guerre surgit à l’intérieur même de ses services. En se replongeant dans les années que Frantz Fanon a passées à l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville, le film d’Abdenour Zahzah met en lumière la genèse de l’engagement anti-colonial de l’auteur de Peaux noires, masques blancs. (Festival du réel) |
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Semaine du 27 aout Pooja, Sir Film de Deepak Rauniyar - Népal, France - 1h 49 - avec Asha Maya Magrati, Nikita Chandak, Dayahang Rai Quand deux garçons sont enlevés dans une ville frontalière du Népal, l’inspectrice Pooja est envoyée de Katmandou pour résoudre l’affaire. A son arrivée, les troubles politiques et les manifestations raciales la forcent à demander de l’aide à Mamata, une policière locale. En affrontant la discrimination et le sexisme, les deux femmes tenteront de résoudre l’affaire, mais à quel prix pour chacune d’elles ? Avec une mise en scène stylisée, le cinéaste Deepak Rauniyar vise le réalisme dans "Pooja, Sir". Polar, féminisme et discrimination cohabitent, tout comme l'aspect social et politique, grâce au personnage de Pooja, incarné par l'actrice Asha Magrati, également co-scénariste du film. Figure de proue du cinéma népalais, Deepak Rauniyar est le réalisateur de "White Sun" (2016), sur la guerre civile qui a déchiré son pays, et "Highway" (2012), sur les tabous de la société népalaise. Avec "Pooja, Sir", le cinéaste signe un thriller où chaque rebondissement éclaire une facette de l'injustice et pose un regard sur les tensions interethniques et l'oppression des femmes. (rts.ch) |
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Semaine du 31 aout Baby Sitter Film canadien, français de Monia Chokri - 1h 27 - avec Patrick Hivon, Monia Chokri, Nadia Tereszkiewicz Suite à une blague sexiste devenue virale, Cédric, jeune papa, est suspendu par son employeur. Pour se racheter, il va avec l'aide de son frère Jean-Michel, s'interroger sur les fondements de sa misogynie à travers l’écriture d’un livre. De son côté, sa femme Nadine en proie à une dépression décide d'écourter son congé maternité. L’arrivée dans leur vie d’une baby-sitter au charme espiègle et envouteur, va chambouler leur existence. Cette comédie 100% québécoise interroge les rapports hommes-femmes avec une liberté de ton réjouissante et une esthétique joyeusement décalée qui joue avec les codes de la série B. (Le JDD) Une réjouissante exploration de la loi du désir qui appuie les stéréotypes pour mieux leur faire la peau. (L'Humanité) |