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Semaine du 9 septembre Une année italienne Film de Laura Samani - Italie, France - 1h 42 - avec Stella Wendick, Giacomo Covi, Pietro Giustolisi Septembre 2007. Fred, jeune Suédoise de dix-sept ans, emménage à Trieste et commence une année de terminale au lycée technique de la ville. Seule fille de sa classe, elle se retrouve au centre de l'attention, en particulier de celle d'un trio inséparable de garçons. Ensemble, ils expérimentent de nouveaux sentiments, confrontent leurs doutes, et soumettent leur amitié à rude épreuve. Cette année du bac les marquera pour toujours. On a rarement vu une chronique d’éducation sentimentale aussi intelligente et séduisante, au casting irrésistible. (Télérama) Lancée tous azimuts au gré de ces clairs-obscurs essentiellement mélancoliques et relevant parfois presque du pictural, la bande d’interprètes amateurs – Stella Wendick, Giacomo Covi, Pietro Giustolisi et Samuel Volturno –, dénichés par la réalisatrice et son directeur de casting crève l’écran… et les cœurs. (Première) |
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Semaine du 9 septembre Chicas tristes Film de Fernanda Tovar - Mexique, Espagne, France - 1h 30 - avec Darana Álvarez, Rocio Guzmán La Maestra et Paula, deux amies inséparables, sont les meilleures nageuses de leur équipe. Jusqu’à ce qu’un évènement traumatique, survenu au cours d’une soirée, les oblige à choisir entre garder le silence et prendre la parole, quitte à mettre leur amitié à rude épreuve… Autour d'un sujet dramatique, la cinéaste mexicaine Fernanda Tovar bâtit un film particulièrement dynamique. C’est d’abord un travail d’écriture : les scènes sont brèves et les ellipses permettent d’éviter intelligemment les clichés, et les personnages masculins comme féminins (tous portés par des interprètes convaincants) sont particulièrement nuancés. Doux-amer, Chicas tristes est une réussite à la fois subtile et électrique, qui a remporté le Grand Prix de la section Génération de la Berlinale. (Le Polyester) La fin de l'insouciance, l'entrée violente dans l'âge adulte filmée avec tendresse et empathie. (baz-art.com) |
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Semaine du 16 septembre Un grand raccourci Film de Armand Foëx, Clément – France - 1h 21 - avec Sara Montpetit, Louise Labeque, François Le Bris Quand le restaurant familial menace de fermer, deux cousins bretons relâchent des rats pour s’improviser dératiseurs. Le même été, deux jeunes femmes trafiquent le concours de beauté local pour promouvoir leurs bijoux. Embarqués dans leurs stratagèmes chaotiques, ces quatre débrouillards en quête d’avenir finissent par se percuter. "Un Grand Raccourci" est une charmante et rythmée comédie, mettant intelligemment en parallèle deux histoires improbables qui finiront par se rencontrer. Quant au casting de jeunes talents, il est tout juste épatant ! (abusdecine.com) Porté par des dialogues d’une fraîcheur inimitable, une construction impeccable et un sens de la photographie remarquable, ce grand raccourci parvient à nous emmener au coeur d'une carte du tendre, avec un ton doux -amer, qui oscille entre sincérité, fantaisie et naturel, tout en faisant, en pointillés, le portrait d’une génération de vingtenaires ni pauvres ni aisés qui essaie tant bien que mal s'en sortir. (baz-art.com) |
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Semaine du 16 septembre L'Inconnue Film d’Arthur Harari - France, Italie, Canada - 2h 20 - avec Léa Seydoux, Niels Schneider, Valérie Dréville À bientôt 40 ans, David Zimmerman est photographe mais personne ne le sait. Alors qu'il ne sort presque jamais de chez lui, des amis le traînent dans une fête insensée. Il y repère une femme dans la foule, ne peut en détacher le regard, la suit... Quelques heures plus tard, David se réveille : il est dans le corps de l’inconnue. L’Inconnue est un voyage dans les tréfonds de l’âme humaine et une vertigineuse réflexion sur l’apparence et la dissonance cognitive. On en ressort hagard, troublé et subjugué. Cinq ans après le dément Onoda, 10 000 nuits dans la jungle, Arthur Harari surprend encore. Mieux, il ahurit. (Lebleudumiroir.com) Entre fulgurances visuelles et opacité narrative, Harari signe un film fascinant et exigeant, thriller de l’inconscient autant que fable identitaire qui interroge : savons-nous jamais qui nous sommes ? (lemagducine.fr) |
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Semaine du 23 septembre Trois adieux Film d’Isabel Coixet - Italie, Espagne - 2h 00 - avec Alba Rohrwacher, Elio Germano, Galatea Bellugi Après une dispute sans importance, Marta et Antonio se séparent. Lui, chef en pleine ascension, se réfugie derrière ses fourneaux. Elle, dans son silence, commence à ressentir quelque chose de plus que de la tristesse : elle a perdu l'appétit. Quand elle découvre ce que son corps lui dit vraiment, tout prend un tour inattendu : la nourriture a meilleur goût, la musique la touche comme jamais, et le désir réveille en elle l'envie de vivre sans peur. Évitant avec tact les conclusions faciles dans la relation entre Antonio et la jeune Silvia (Galatea Belugi, parfaite), disposant de vraies scènes déchirantes (l’étreinte à genoux sur le quai…), le film bénéficie de l’interprétation toute en nuances de Alba Rohrwacher ("Hors-saison", "Tre Piani", "Ma fille"...) et du goût délicat d’Isabel Coixet pour les mots. Des mots qui tentent d’exprimer de manière fragile ou incertaine, au moins une partie de l’indicible, de la souffrance et des élans, mais que seules les images, véhicules de sensations, peuvent au final compléter dans toute la complexité de l’être humain. (abusdecine) Pour ce film sensible et émouvant librement inspiré du livre posthume et semi-autobiographique de Michela Murgia « Trois bols » Isabel Croizet a réuni un très beau casting avec notamment Galatea Bellugi actuellement à l’affiche dans « L’Engloutie » et dans « La Condition » qui persiste et signe dans la qualité . (lejouretlanuit.com) |
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Semaine du 30 septembre La Vie d'une femme Film de Charline Bourgeois-Tacquet - France, Belgique - 1h 38 - avec Léa Drucker, Mélanie Thierry, Charles Berling Gabrielle se consacre corps et âme à son métier. Chirurgienne et cheffe de service dans un hôpital public, elle court et se démultiplie, assaillie de responsabilités. Il lui reste peu de temps pour sa vie privée — un mari qui l’aime et une mère dont elle doit s’occuper. Lorsqu'une romancière vient passer quelques semaines dans son service pour les besoins d’un livre, son équilibre vacille. Dans le quotidien que Gabrielle s’est construit, y a-t-il de la place pour l’inattendu ? Malgré la difficulté de raconter un récit aussi distendu en traitant chaque segment avec la même importance, la cinéaste Charline Bourgeois-Tacquet s’en tire avec panache en proposant une mise en scène incarnée, organique et paradoxalement invisible. Ce dernier aspect peut sonner comme une critique, mais au contraire, c’est une qualité qu’on a tendance à oublier dans un Art où montrer sa technique, c’est exister. Lors du visionnage, la fluidité des cadrages et du montage sait faire oublier la caméra (linfotoutcourt.com) Très subtilement écrit et mis en scène avec la complicité du chef-opérateur Noé Bach qui excelle dans la captation de la proximité, des corps, des gestes et des visages, La Vie d’une femme dessine un portrait d’une remarquable justesse, presque tchekhovien, sur le sujet de la distance avec soi-même et avec les autres. (cineuropa.org) |
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Semaine du 30 septembre Rose Film de Markus Schleinzer - Autriche, Allemagne - 1h 34 - avec Sandra Hüller, Caro Braun, Marisa Growaldt Au lendemain de la guerre de Trente Ans, un mystérieux soldat balafré s’installe dans un village isolé d’Allemagne. À force de labeur et de services rendus, il gagne la confiance des habitants et croit enterrer son secret. Alors que les villageois commencent à le considérer comme l’un des leurs, tout bascule lorsqu’ils se mettent à douter de sa véritable identité. Au rythme académique mais jamais lent, « Rose » se déroule avec la même délibération mesurée que son protagoniste. Schleinzer exige – et récompense – une attention particulière, révélant des rebondissements narratifs et des dilemmes moraux avec une précision discrète. À travers des plans statiques rigides aux tons charbon et cendre, il construit un champ de mines éthique d’époque, nous permettant d’habiter son terrain inconnu avant de nous confronter à chaque nouveau défi des codes modernes. Intellectuellement, le film est aussi captivant que possible.(jolie-bobine.fr) La caméra et la narration de Schleinzer nous mettent dans une position particulière et dynamique vis-à-vis du récit. Elles laissent un espace actif, éloquent et expressif à ce qui n’est pas montré : le cinéaste prouve encore une fois sa capacité à mettre en scène une violence pourtant absente à l’écran. Et à installer un tempo à la fois lent et soutenu, participant à une totale immersion. (lepolyester.com) |
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Semaine du 18 mars Sainte-Marie-aux-Mines Film de Claude Schmitz - Belgique, France avec Rodolphe Burger, Francis Soetens, Anne Suarez Mutés à titre disciplinaire à Sainte-Marie-aux-Mines, en Alsace, les inspecteurs Crab et Conrad se voient confier une enquête apparemment sans difficulté : la disparition d’une bague. Mais ce qui devait être une simple formalité se transforme rapidement en affaire complexe, bouleversant la tranquille routine de ce duo de célibataires endurcis. Les inspecteurs Crab et Conrand enquête sur une gemme disparue. C’est un policier, une quasi-romance entre un duo de flics, une balade en Alsace… C’est beaucoup de choses et c’est surtout royalement cocasse. (Télérama) Le charme de « Sainte-Marie-aux-Mines » repose autant sur un comique d’atmosphère subrepticement cartoonesque (festival de trognes, sociologies cambroussardes) que sur un sens aigu du romanesque qui évite à l’ensemble de s’enkyster dans la parodie. (L'Obs) |
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Semaine du 18 mars Urchin Film de Harris Dickinson - Grande-Bretagne - 1h 39 - avec Frank Dillane, Megan Northam, Karyna Khymchuk À Londres, Mike vit dans la rue, il va de petits boulots en larcins, jusqu'au jour où il se fait incarcérer. À sa sortie de prison, aidé par les services sociaux, il tente de reprendre sa vie en main en combattant ses vieux démons. Un premier long-métrage franchement maîtrisé, qui a la maturité de trouver une distance idéale avec son sujet et ses personnages, évitant tour à tour de tomber dans le mélo misérabiliste ou dans une trop grande froideur. (Ecran Large) |
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Vendredi 20 mars A bout de course Film de Sidney Lumet - USA - 1h 55 - avec Steven Hill, Lynne Thigpen, Martha Plimpton Danny, jeune homme de 17 ans, est le fils d'anciens militants contre la guerre du Vietnam. Ses parents Annie et Arthur Pope organisèrent un attentat à la bombe contre une fabrique de napalm. Un gardien meurt lors de l'explosion. Depuis, les Pope sont en fuite. Danny vit assez mal cette situation de mensonge et de dissimulation. Mais tout va basculer lors de sa rencontre avec Lorne Philips, la fille de son professeur de musique. A bout de course, un des films les plus émouvants de Lumet, vous donne les mêmes sensations que la chanson Fire and Rain de James Taylor quia ccompagne le film: de l'émotion, un soupçon de tristesse, de la mélancolie et finalement un tout diablement stimulant. (Brazil) Sydney Lumet filme son automne, puis son inévitable éclatement. Une merveille. (Charlie Hebdo) |
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Semaine du 17 décembre Un poète Film de Simón Mesa Soto - Colombie, Allemagne, Suède - 2h 00 - avec Ubeimar Rios, Rebeca Andrade, Guillermo Cardona Óscar Restrepo, poète en manque de reconnaissance, mène une existence solitaire marquée par les désillusions. Sa rencontre avec Yurlady, une adolescente d’un milieu populaire possédant un véritable talent d’écriture, va bouleverser le cours de sa vie. Il l’exhorte à se présenter à un concours national de poésie. Mais les choses ne se passent pas comme prévu… Avec une science électrique des personnages, le réalisateur colombien signe un film formidable, qui narre la rencontre entre un prof dépressif et une ado douée en poésie. (Libération) Vous n’oublierez pas de sitôt Oscar Restrepo (Ubeimar Rios, instit à la ville), sa tête de manga, son corps de guingois et sa démarche fourbue de même que ce film libre, tourné en 16 mm, prix du jury à Cannes dans la catégorie Un certain regard. (L'Obs) |
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Semaine du 17 décembre Duel à Monte-Carlo del Norte Film de Bill Plympton - U.S.A., France - 1h 20 - avec Daniel Kaufman, Jim Lujan, Tom Racine Slide, un cowboy solitaire armé de sa seule guitare, arrive dans la ville forestière de Sourdough Creek, gangrénée par la corruption. Le maire et son frère jumeau y sèment la terreur et se préparent à raser un petit village de pêcheurs pour ériger Monte-Carlo del Norte, un lotissement de luxe qui servira aux besoins du tournage d’un film hollywoodien. Prêts à tout pour s’enrichir, ils n’auront aucun scrupule à mettre en danger l’équilibre de la communauté et de l’environnement et à tuer quiconque s’opposera à leur projet. Adepte de la fluidité des métamorphoses, Plympton mène le western sur le terrain inattendu du film psychédélique dans ses interludes chantés aux couleurs chamarrées, déjouant au passage le risque d’une trajectoire narrative trop sagement linéaire. (Cahiers du Cinéma) Décollant du réel, le film regorge d’idées fantasques, jouant avec l’espace (intérieur, extérieur) ainsi qu’avec les codes du Far West. (Le Monde) |
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Semaine du 22 octobre Panopticon Film de George Sikharulidze - Géorgie, France, Italie, Roumanie - 1h 35 - avec Malkhaz Abuladze, Data Chachua, Salome Gelenidze Lorsque le père de Sandro décide de devenir moine orthodoxe, l'adolescent introverti se retrouve livré à lui-même. Il se débat au quotidien pour faire coexister son devoir envers Dieu, son besoin d'amour et son idée de la virilité... Mais comment trouver sa place quand on est sans repère dans une Georgie post-soviétique à la fois si turbulente et si pieuse ? Panopticon est ainsi une réflexion universelle sur la façon dont le pouvoir mental façonne les corps et les désirs. Il l’est tout autant sur la nécessité vitale de s’en affranchir pour devenir visible à ses propres yeux et à ceux des autres. (Bande à part) Le titre du film, Panopticon, emprunté au concept foucaldien du panoptique, symbolise la surveillance. C’est celle de Dieu, de la société, mais aussi du regard que Sandro porte sur lui-même. L’œuvre pose une question brûlante : comment, confronté à la rupture des repères, garder un regard d’espérance sur les vies brisées ? Entre contrainte morale et quête de soi, il nous rappelle que l’éthique commence dans la lucidité du regard sur soi, et sur ceux que la société marginalise. (reforme.net) |
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Semaine du 30 juillet Au rythme de Vera Frilm d’Ido Fluk - Allemagne, Pologne, Belgique - 1h 56 - avec Mala Emde, John Magaro, Michael Chernus En 1975, Vera Brandes, une jeune femme ambitieuse de 18 ans, va défier les conventions, s’opposer à ses parents et prendre tous les risques pour réaliser son rêve : organiser un concert de Keith Jarrett à l’Opéra de Cologne. Son audace et sa détermination vont donner naissance à un des enregistrements mythiques du XXe siècle : The Köln Concert. C’est un biopic enlevé, mais de quelqu’un qui n’est pas célèbre ! C’est un thriller prenant même si on connait la fin. C’est un grand film sur le jazz, ses austères coulisses, son petit monde et ses enjeux profonds. Fascinée par les concerts de Jazz, la fougueuse Vera Brandes vit un véritable choc en découvrant une prestation du pianiste noir américain Keith Jarret. Avec une actrice épatante, une histoire incroyable et une légende américaine, Au rythme de de Vera emporte le morceau, c’est le cas de le dire ! (William Benedetto - Cinéma l’Alhambra, Marseille) Le scénario de Fluk est double par sa structure, mais aussi sa qualité : intéressant et effervescent quand il détaille la contribution décisive de Brandes à la légende de Jarrett et au jazz européen dans son ensemble, il devient ampoulé quand on observe les circonstances difficiles de la représentation du pianiste américain (incarné par un John Magaro qui ne manque pas d'avoir de grosses poches sous les yeux). (Cineuropa.org) |
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Semaine du 6 aout La Trilogie d’Oslo – Rêves Film de Dag Johan Haugerud - Norvège - 1h 50 - avec Ella Øverbye, Ane Dahl Torp, Selome Emnetu Johanne tombe amoureuse pour la première fois de sa vie, de sa professeure. Elle relate ses émotions dans un carnet. Quand sa mère et sa grand-mère lisent ses mots, elles sont d’abord choquées par leur contenu intime mais voient vite le potentiel littéraire. Tandis qu’elles s’interrogent, entre fierté et jalousie, sur l’opportunité de publier le texte, Johanne se démène entre la réalité et le romanesque de son histoire... Voici une admirable trilogie qui ne prend pas la forme d’une suite et ne mise sur aucun effet d’entrelacement, mais dont le fil rouge serait plutôt à trouver dans les échos du sentiment amoureux que se renvoie chaque fragment. L’unité manifeste de l’ensemble, c’est le portrait libre et moderne que forment ces trois films de la ville d’Oslo et de ses habitants, le temps d’un été aux journées clémentes et à la luminosité sans fin. Chaque volet décline différentes visions de l’amour, à des âges et dans des contextes distincts. La mise en scène, discrète mais inventive, échafaude des passerelles entre les situations pour composer un véritable panorama des relations à l’ère contemporaine, où la liberté de chacun déjoue avec malice les différentes facettes de la normativité. Une méditation introspective et réjouissante sur l’amour, de ses premiers frémissements à ses différentes trajectoires. (La Gazette d'Utopia) |
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Semaine du 6 aout Des feux dans la plaine Film de Ji Zhang – Chine - 1h 41 - avec Zhou Dongyu, Liu Haoran, Yuan Hong Chine, 1997. Une série de meurtres endeuille la ville de Fentun. Les crimes s’arrêtent mystérieusement sans que les autorités aient pu élucider l’affaire. Huit ans plus tard, un jeune policier, proche d’une des victimes, décide de rouvrir l’enquête. Zhang Ji s’intéresse plus à la société chinoise et à son évolution plutôt qu’à son intrigue un peu nébuleuse par moments… Chef opérateur de renom (les images du film sont splendides), il marche sur les pas de Diao Yinan, instigateur en 2014 d’un renouveau du film noir chinois avec son Black coal, qui lui-même n’était pas sans parenté avec A touch of sin de Jia Zhang-Ke. Tendu, sec, bouleversant, Des feux dans la plaine soutient vaillamment la comparaison avec ses glorieux aînés. (La Gazette d'Utopia) |
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Semaine du 13 aout La Trilogie d’Oslo – Amour Film de Dag Johan Haugerud – Norvège - 1h 59 - avec Andrea Bræin Hovig, Tayo Cittadella Jacobsen, Marte Engebrigtsen Sur un ferry qui les ramène à Oslo, Marianne, médecin, retrouve Tor, infirmier dans l’hôpital où elle exerce. Il lui raconte qu’il passe souvent ses nuits à bord, à la recherche d’aventures sans lendemain avec des hommes croisés sur des sites de rencontre. Ces propos résonnent en Marianne, qui revient d’un blind date organisé par sa meilleure amie et s’interroge sur le sens d’une vie amoureuse sans engagement. Mais ce soir-là, Tor succombe au charme de Bjorn, qui lui résiste et lui échappe... |
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Semaine du 13 aout Eddington Film d’Ari Aster – USA - 2h 25 - avec Joaquin Phoenix, Pedro Pascal, Emma Stone Mai 2020 à Eddington, petite ville du Nouveau Mexique, la confrontation entre le shérif et le maire met le feu aux poudres en montant les habitants les uns contre les autres. La chronique satirique d’Eddington tape aussi bien sur le petit peuple frustré et bas du front que sur l’opposition démocrate arrogante, les manifestants anti-racistes petits-bourgeois gentiment demeurés, les industriels sans scrupules et les écolos idéalistes. Le réalisateur décrit parfaitement l’impasse de sa société qui, à force de faire monter la pression, aboutit au cataclysme sidérant et jubilatoire de la seconde partie du film, où l’expression « jeu de massacre » prend tout son sens. Eddington est servi par des prouesses de mise en scène, un humour corrosif et un casting exceptionnel – notamment Joaquin Phoenix, (comme toujours) génialement méconnaissable. (La Gazette d'Utopia) |
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Semaine du 20 aout La Trilogie d’Oslo – Désir Film de Dag Johan Haugerud - Norvège - 1h 58 avec Jan Gunnar Røise, Thorbjørn Harr, Siri Forberg Un ramoneur, heureux père de famille, en couple avec son épouse depuis des années, a une aventure inattendue avec un client ... Il ne la considère ni comme l’expression d’une homosexualité latente, ni comme une infidélité, juste comme une expérience enrichissante. Il s’en ouvre à son épouse, qui le prend mal, puis à son patron, marié comme lui, qui lui avoue faire toutes les nuits des rêves dans lesquels il est une femme, objet du désir de David Bowie... |
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Semaine du 20 aout Super Happy forever Film de Kohei Igarashi - Japon, France - 1h 34 - avec Hiroki Sano, Yoshinori Miyata, Nairu Yamamoto Sano est de retour à Izu, au bord de la mer. Il semble absent à lui-même et à ce qui l’entoure, sauf à cette casquette rouge qu’il cherche obstinément. Il est en quête d’un signe, d’une trace, de quelque chose qui pourrait attester d’un événement survenu ici, en réincarner le souvenir. Parcouru d’une ambiance fantomatique, avec ses paysages de bord de mer mélancoliques, Super Happy Forever se démarque par son sens jouissif de de la dérision, du décalage, tout en faisant le portrait de masculinités encore rares au cinéma, tout autant que d’une amitié déconstruite. (Lux Film Festival) |
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Semaine du 27 aout Frantz Fanon Film d’ Abdenour Zahzah - Algérie, France - 1h 31 avec Alexandre Desane, Gérard Dubouche, Nicolas Dromard Chroniques fidèles survenues au siècle dernier à l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville, au temps où le Docteur Frantz Fanon était Chef de la cinquième division entre l’an 1953 et 1956. Algérie française, 1953. À l’hôpital de Blida-Joinville, Frantz Fanon, jeune psychiatre noir, tente de soigner les Algériens de leurs aliénations lorsque la guerre surgit à l’intérieur même de ses services. En se replongeant dans les années que Frantz Fanon a passées à l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville, le film d’Abdenour Zahzah met en lumière la genèse de l’engagement anti-colonial de l’auteur de Peaux noires, masques blancs. (Festival du réel) |
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Semaine du 27 aout Pooja, Sir Film de Deepak Rauniyar - Népal, France - 1h 49 - avec Asha Maya Magrati, Nikita Chandak, Dayahang Rai Quand deux garçons sont enlevés dans une ville frontalière du Népal, l’inspectrice Pooja est envoyée de Katmandou pour résoudre l’affaire. A son arrivée, les troubles politiques et les manifestations raciales la forcent à demander de l’aide à Mamata, une policière locale. En affrontant la discrimination et le sexisme, les deux femmes tenteront de résoudre l’affaire, mais à quel prix pour chacune d’elles ? Avec une mise en scène stylisée, le cinéaste Deepak Rauniyar vise le réalisme dans "Pooja, Sir". Polar, féminisme et discrimination cohabitent, tout comme l'aspect social et politique, grâce au personnage de Pooja, incarné par l'actrice Asha Magrati, également co-scénariste du film. Figure de proue du cinéma népalais, Deepak Rauniyar est le réalisateur de "White Sun" (2016), sur la guerre civile qui a déchiré son pays, et "Highway" (2012), sur les tabous de la société népalaise. Avec "Pooja, Sir", le cinéaste signe un thriller où chaque rebondissement éclaire une facette de l'injustice et pose un regard sur les tensions interethniques et l'oppression des femmes. (rts.ch) |
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Semaine du 31 aout Baby Sitter Film canadien, français de Monia Chokri - 1h 27 - avec Patrick Hivon, Monia Chokri, Nadia Tereszkiewicz Suite à une blague sexiste devenue virale, Cédric, jeune papa, est suspendu par son employeur. Pour se racheter, il va avec l'aide de son frère Jean-Michel, s'interroger sur les fondements de sa misogynie à travers l’écriture d’un livre. De son côté, sa femme Nadine en proie à une dépression décide d'écourter son congé maternité. L’arrivée dans leur vie d’une baby-sitter au charme espiègle et envouteur, va chambouler leur existence. Cette comédie 100% québécoise interroge les rapports hommes-femmes avec une liberté de ton réjouissante et une esthétique joyeusement décalée qui joue avec les codes de la série B. (Le JDD) Une réjouissante exploration de la loi du désir qui appuie les stéréotypes pour mieux leur faire la peau. (L'Humanité) |